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L’orthographe d’usage de la langue française

martedì 14 ottobre 2014


On distingue habituellement :
  • l’orthographe grammaticale qui définit la façon d’indiquer graphiquement les éléments variables des mots (règles d’accords, conjugaisons,…).
  • l’orthographe d’usage (ou lexicale) qui définit la façon d’écrire les mots du lexique indépendamment de leur usage dans la phrase ou le texte.
Deux remarques cependant :
    • premièrement, on pourrait croire que l’orthographe lexicale est arbitraire, or elle relève d’une certaine logique que quelques règles peuvent servir à décrire ;
    • secondement, il n’est pas tout à fait juste de dire que la façon d’écrire ces mots est indépendante de leur usage dans la phrase, aussi faut-il disposer du contexte pour orthographier certains mots qui ont un ou plusieurs homonymes…
Enfin, les Rectifications de la nouvelle orthographe (1990) ont aussi touché l’orthographe d’usage. Nous examinerons ces modifications ici.

2.1. ACCENTS ET AUTRES SIGNES DIACRITIQUES

      1. Les accents
Si l’usage des accents graves, aigus et circonflexes doit, dans certains cas, faire l’objet d’une mémorisation, il est cependant possible de retenir quelques règles.

    • L’accent aigu peut seulement se trouver sur un « e » : léger, amitié, rétabli,…
    • L’accent grave se trouve surtout sur un « e » : chèvre, Adèle,…
Dans certains cas aussi, on trouve l’accent grave sur un « a » ou sur un « u ». Ceci concerne quelques mots très utilisés (comme « déjà ») et certains homophones grammaticaux (le présentatif « voilà » vs le verbe « il voila » ; l’adverbe « là » vs l’article « la » ; le pronom relatif « où » vs la conjonction de coordination « ou »).
Remarque : on ne mettra jamais un accent grave sur le « a » du pronom démonstratif « cela » de même que sur « ça » (sauf dans l’expression « çà et là »).
    • A l’intérieur d’une syllabe fermée, on ne mettra pas d’accent grave sur un « e » pour représenter le son [ɛ] ni d’accent aigu pour représenter le son [e], sauf dans les mots terminés par –ès : chanter, pied, grec, cher, effet, mais procès, faciès, après,… 
    • Quant à l’accent circonflexe :
  • il peut correspondre à une lettre disparue relativement récemment. Cette disparation peut alors être vérifiée en cherchant d’autres mots de la même famille (hôpital/hospitalisation).
  • il permet de distinguer des homonymes ou des mots très proches (tâche/tache ; pêcheur/pécheur).
  • On le retrouve également aux première et deuxième personnes du pluriel du passé simple (nous mangeâmes ; vous jouâtes).
  • A retenir : le mot « piqûre ».

NOUVELLE ORTHOGRAPHE :

1. On emploie l'accent grave (plutôt que l'accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe), au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder, et dans les formes du type puissè-je.
Cela signifie notamment que désormais on écrira « évènement » (et non plus « événement ») sur le modèle d’ « avènement », « règlementaire » (et non plus « réglementaire ») sur le modèle de « règlement ».

2. Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent sur le modèle de peler ou de acheter (« il amoncèle » et non plus « il amoncelle « ). Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants (« un amoncèlement » et non plus « un amoncellement »). Font exception à cette règle appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler).

3. L'accent circonflexe disparait sur i et u il parait » et non plus « il paraît » ; « le cout » et non plus « le coût »).
On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif et dans cinq cas d'ambigüité. Les mots où le circonflexe est conservé parce qu'il apporte une distinction de sens utile sont : les adjectifs masculins singuliers , mûr et sûr, jeûne(s) et les formes de croitre qui, sans accent, se confondraient avec celles de croire (je croîs, tu croîs, etc.).

      1. Le tréma
On met un tréma sur une voyelle pour indiquer qu’elle se détache de celle qui la précède. Les voyelles « e, i, u » peuvent être surmontées du tréma.
Exemples : canoë, archaïque, paranoïa,…

NOUVELLE ORTHOGRAPHE :

Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi- (« ambigüe » et « ambigüité » plutôt que « ambiguë » et « ambiguïté »), et est ajouté dans quelques mots pour éviter les erreurs de prononciation (« une gageüre » et non plus « une gageure » ; « j’argüe, nous argüons » plutôt que « j’argue, nous arguons »).

      1. La cédille
La cédille se place sous le « c » devant « a, o, u » quand le « c » doit conserver le son [s].

c > ç ----> elle avançaitun garçon   / un reçu
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